Question de prix !
Ouille ouille, avec un baril du pé
trole qui désormais flirte avec les 130 dollars et pour grimper où ? Les adeptes que nous sommes de nos braves et indispensables chevaux vapeurs, avons de quoi nous faire du souci pour notre portefeuille ! D’autant que tout a été depuis des décennies largement organisé autour de l’or noir, pour notre confort, nos déplacements professionnels et de loisirs… Si nos chevaux vapeurs souffrent et sans doute encore pour longtemps, leurs cousins nourris au foin, à l’avoine et à la luzerne ont quant à eux plusieurs motifs de se réjouir.
Sur le plan économique tout d’abord, même si le prix de l’herbe est indexé sur les cours des céréales, la traction animale restera toujours compétitive pour certaines tâches. Et cela ne trompe pas les utilisateurs qui voient avec intérêt le retour du cheval de trait à la terre ou pour assurer des services au sein des collectivités territoriales. Sur le plan écologique, où les chevaux de trait sont reconnus désormais comme acteurs et interlocuteurs efficaces dans la gestion et la préservation des zones fragiles et espaces naturels se doublant, par ailleurs, en ce domaine, d’une formidable capacité de médiateur et d’éducateur des populations pour la protection de l’environnement…
Certes, les chevaux de trait ne remplaceront jamais les chevaux vapeur et ne seront jamais non plus la solution unique au « sans pétrole », de nouvelles technologies y feront face assurément. Par contre, s’il y a un secteur où le cheval de trait aura son mot à dire et pour longtemps, c’est bien dans le domaine sociétal et dans l’éducation des comportements.
Observons cette période estivale qui vient de s’ouvrir, précipitant sur les autoroutes des millions de vacanciers et leurs automobiles, à la quête de soleil. Avec à la clé des embouteillages, des kilomètres et des kilomètres de bouchons, des agacements et parfois des petits gestes déplacés…
A-t-on vu, un jour, un meneur faire un bras d’honneur à l’attelage le précédant, sous prétexte qu’il lui ralentissait sa course ? Non, bien sûr. Car le cheval de trait est un auxiliaire de convivialité, de courtoisie. Bref de savoir-vivre et cela n’a pas de prix !...
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